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17 janvier 2017

Une activité locative satisfaisante, sans plus

Conjoncture immobilier d’entreprise – Marché locatif 3e trimestre 2016

Mise à mal par la crise financière de 2008, la croissance mondiale n’en finissait pas de stagner. Un réveil de l’activité et de l’inflation, venu d’Outre-Atlantique avec le programme économique du futur président, pourrait à terme changer la donne mondiale avec le redémarrage de la locomotive américaine et des taux financiers en reprise. Les grands indicateurs économiques du 3ème trimestre sont néanmoins demeurés à l’étale.

Contexte économique, vers la fin d’un cycle ?

Enfin, la croissance américaine semble se réveiller, grimpant d’un coup au 3ème trimestre à un rythme annuel de 2,9%, au-delà
même des espérances des prévisionnistes, sans pour autant que la consommation intérieure ou l’investissement des entreprises n’en aient été les moteurs. La campagne électorale aura porté les promesses d’une relance économique, dans un contexte qui était déjà orienté vers un retour au plein emploi.
La stabilité prévaut en Chine, avec un PIB en croissance de 6,7% en rythme annuel au 3ème trimestre, dans l’épure des prévisions 2016, mais avec des inquiétudes à terme, liées au programme protectionniste du nouveau président américain. La zone asiatique ne peut guère compter sur l’économie japonaise, toujours en panne de consommation intérieure et d’investissement, et qui a affiché une croissance de seulement 0,3% au 3ème trimestre.

Les pays émergents, pour leur part, ne tirent pas encore la croissance mondiale : en Inde, la très légère accélération de la
croissance pourrait amener le pays à une progression annuelle de 1,3% du PIB ; au Brésil, le PIB a reculé de 0,8% au 3ème trimestre, soit un repli de 2,9% sur un an. La Fédération de Russie, malgré un léger mieux, reste sur un recul annuel du PIB de 0,4%, après deux ans de crise, liés à l’effondrement des cours de l’énergie.

Sans être particulièrement impactée par le Brexit, et malgré une très légère croissance au 3ème trimestre, la croissance en Europe n’a toujours pas décollé : +1,6% en rythme annuel en zone euro et +1,8% dans l’UE28. Progressant seulement de
0,2% au 3ème trimestre, la France reste un mauvais élève, avec un rythme annuel positif, mais anémique, de 1,1% seulement.
Cette atonie sévère de l’investissement menace tout à la fois l’équilibre budgétaire et hypothèque la reprise, en ne permettant
pas d’enrayer une nouvelle progression du taux de chômage, s’établissant désormais à 10%.

Stabilité donc pour l’indicateur du climat des affaires.