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13 décembre 2016

Partout en Europe, la baisse des taux d’intérêt a amélioré le pouvoir d’achat immobilier des ménages

Le Crédit Foncier a évalué l’évolution du pouvoir d’achat immobilier des ménages européens sur les huit dernières années (2008/2016) en mesurant l’effet cumulatif de la variation des taux d’intérêt de crédit et de celle des prix immobiliers.
Neuf pays ont été étudiés : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque et Royaume-Uni, soit les trois quarts de la population de l’Union européenne.
Cette étude repose sur la comparaison du coût d’acquisition d’un logement (neuf ou ancien) financé pour 100 % de sa valeur en 2008, puis au 1er semestre 2016.

Les intérêts d’emprunt immobilier ont été divisés par 2 ou par 3 entre 2008 et 2016
Entre 2008 et le 1er semestre 2016, la baisse des taux de crédit immobilier a été spectaculaire. En Espagne, au Portugal, en Allemagne et en France, pays qui affichent les plus fortes baisses     (au-delà de 60 %), la charge des intérêts d’un crédit immobilier a été divisée par trois.
La France est un des pays européens où les taux d’intérêt de crédit immobilier sont les moins élevés. Cette situation est d’autant plus remarquable que l’essentiel des crédits y sont souscrits avec un taux fixe, contrairement à d’autres pays qui privilégient les taux variables ou taux fixes par période.

L’évolution disparate des prix immobiliers a, selon les cas, amplifié ou gommé le gain de pouvoir d’achat apporté par la baisse des taux
En moyenne en Europe, les prix immobiliers ont légèrement progressé : +4 % entre 2008 et le 1er semestre 2016, mais avec des situations nationales très contrastées. Alors que l’Allemagne (+29 %), le Royaume-Uni (+29 %) et la Belgique (+13 %) affichent des hausses significatives, à l’inverse, l’Espagne (-26 %) accuse un repli important.
L’effet cumulatif de la variation des taux d’intérêt de crédit et de celle des prix immobiliers aboutit à un gain de pouvoir d’achat immobilier allant de 3 % au Royaume-Uni (l’effet de la baisse des taux y a été pour partie gommé par la hausse des prix) à 87 % en Espagne (avec l’addition des baisses de taux et de prix).
En France, la baisse des taux a permis d’augmenter la capacité d’endettement de 30 %. A cela s’est ajoutée une légère hausse des prix immobiliers (neuf et ancien confondus) de 1 % pendant la même période. D’où un gain de pouvoir d’achat immobilier cumulé de 29 %.

Pour un acquérir le même bien, la mensualité a baissé de 22 % en France entre 2008 et 2016
Le raisonnement appliqué précédemment permet également de mesurer la baisse de mensualité, pour l’acquisition à crédit d’un même bien entre 2008 et 2016.
L’effet cumulé des évolutions de taux et de prix aboutit pour l’acquisition d’un même bien à une diminution de la mensualité comprise entre 3 % au Royaume-Uni et 47 % en Espagne.
En France, la mensualité nécessaire pour acquérir le même bien a diminué de 22 %.

 

 

 

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Comment les ménages européens ont-ils profité de la baisse des taux d'intérêt de crédit immobilier ?