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30 novembre 2016

Un réveil tardif

Note de conjoncture immobilier d’entreprise

Une période d’incertitudes…

Fin des espoirs placés dans la croissance américaine, décélération des principales économies asiatiques, difficultés en Russie et dans les pays émergents avaient marqué le début d’année. Ce contexte, peu propice à la reprise de l’économie européenne et française, était néanmoins contrebalancé par des cours du pétrole favorables aux pays importateurs et une abondance de liquidités voulue pour favoriser l’investissement.

Si cet environnement n’a guère évolué au cours du deuxième trimestre, sont venus s’ajouter des facteurs d’inquiétudes inédits, avec la généralisation d’un terrorisme destiné à angoisser les populations, et surtout avec le Brexit, bien plus impactant sur le climat des affaires.

Avant et juste après le choix du peuple britannique de quitter la Communauté Européenne, on a pu assister à une déferlante de prévisions alarmistes, prévoyant les pires fléaux tant pour l’économie britannique que pour le pouvoir d’achat et l’emploi des particuliers. À ce jour, ces prévisions ne se sont heureusement pas vérifiées, même si le cours de la livre et la valorisation des portefeuilles tertiaires investis au Royaume-Uni ont accusé l’inquiétude des investisseurs relativement au maintien du leadership de la plateforme financière londonienne. Des voix se sont même élevées en France pour espérer que Paris récupérerait tout ou partie des financiers aujourd’hui installés à Londres, au grand bénéfice du marché tertiaire national… La réalité est probablement un peu plus complexe, et le scénario qui se profile est plutôt celui d’une Grande-Bretagne pragmatique qui sortira en douceur et sans heurts de l’Europe, pour la réintégrer immédiatement au moyen d’accords commerciaux bilatéraux.

Pour l’investissement immobilier en France, le second trimestre 2016 n’a pas cependant subi le contrecoup d’une conjoncture plus incertaine, rattrapant même son retard pris au premier trimestre. De la sorte, le premier semestre s’est inscrit peu ou prou dans la moyenne décennale de l’activité de la première partie d’année, traditionnellement moins animée qu’aux seconds semestres