12 novembre 2014

L’immobilier résidentiel en région Picardie (juin 2014)

Le phénomène de ralentissement du marché pour l’ensemble des segments sur le premier semestre 2014, s’est poursuivi, neufs et anciens confondus. De ce fait, le nombre de transactions actées est en net retrait par rapport à l’année précédente à la même période. Cependant, on constate toujours des taux de crédit maintenus au plus bas, une offre de produits anciens et neufs permettant un vrai choix, deux éléments permettant de relancer le volume de transactions.

Ce phénomène de morosité est lié à la fois à la difficulté d’obtention des crédits, notamment pour les primo-accédants qui touchent par rebond les secondo-accédants, mais aussi à la baisse du pouvoir d’achat qui s’est généralisée sur la région avec l’augmentation des impôts. En effet, dans des villes comme Amiens, on voit que les prix sont arrivés à un seuil que les acquéreurs ne souhaitent plus dépasser. Cela a entrainé une baisse généralisée des transactions, qui s’est ensuite traduite par une correction à la baisse des valeurs, de l’ordre de 4 % à 7 %.

Dans l’Aisne, qui subit à la fois une désindustrialisation importante et une baisse démographique, le constat est plus dur. Les prix sont affichés à la baisse sur la majorité des produits, comme c’est le cas à Saint-Quentin, et les délais de commercialisation s’allongent de façon significative. Par contre, dans le sud de la région, clairement sous influence francilienne, on constate un meilleur maintien du marché et des projets en grand nombre, ces secteurs attirant toujours autant de résidents d’Ile-de-France désireux d’un cadre de vie de qualité, moins cher et à moins d’une heure de Paris.

Compte tenu du nombre de projets en cours sur la région Picardie, on constate que les élus locaux, ainsi que les promoteurs, continuent à parier sur l’avenir. Ils continuent de proposer à la fois des terrains et des produits neufs, dans des cadres plus travaillés (verdure, calme, respect environnemental), afin d’attirer de nouveaux résidents.

Enfin, le dernier constat concerne le logement social. En effet, malgré la forte volonté de construire de nouveaux logements dans ce cadre, la région apparaît clairement sous équipée, tant la demande est élevée.