12 novembre 2014

L’immobilier résidentiel en région Poitou-Charente (juin 2014)

Quel que soit le département et le segment considéré, le marché immobilier de la région Poitou-Charentes a continué de souffrir au cours du premier semestre 2014.

Dans le neuf, les promoteurs ont ajusté le volume de l’offre nouvelle à la faiblesse de la demande. Tant dans le collectif que dans l’individuel, les ventes s’inscrivent en assez net retrait (-32 %) par rapport à la période précédente. A titre de comparaison, au niveau national la diminution n’est que de 1,9 %.

Face à une demande atone, les mises en vente ont marqué un recul important (-43 % pour les maisons individuelles et -17 % pour les appartements). Dans cet environnement, la morosité se traduit par des délais d’écoulement des stocks en progression. Cette situation n’avait pas été observée depuis plus de dix ans. Même la Charente-Maritime, qui est le marché majeur en ce qui concerne les logements neufs, n’est pas épargnée.

Dans ce contexte, il est intéressant d’enregistrer un redressement des autorisations de construction de logements au deuxième trimestre 2014 après plusieurs trimestres de tendance baissière. Notons qu’en valeur relative, cela bénéficie en premier lieu au département des Deux-Sèvres. L’évolution de cet indicateur sera donc à suivre au cours des prochains mois.

Dans l’ancien, l’horizon n’est pas plus éclairci. Si le volume de transactions semble se stabiliser après une année 2013 en fort retrait par rapport à 2012, il n’en va pas de même des prix. Au premier semestre 2014, ils demeurent globalement sur une tendance baissière en raison notamment de l’augmentation de l’offre de biens sur le marché. Cela est particulièrement crucial en secteur rural mais devient prégnant également pour les biens de moindre qualité en secteur plus urbain.

En fait, seuls les biens de qualité situés dans les meilleurs emplacements semblent encore se négocier à des prix relativement élevés en raison d’un rapport offre/demande qui leur est toujours favorable.

Au final, si sur le moyen terme, l’on peut être raisonnablement optimiste sur l’évolution du marché en secteur littoral, il n’en va pas de même dans les communes rurales où un problème de liquidité pourrait venir s’ajouter à celui de la baisse des prix.