28 avril 2017

Marché prometteur dans un environnement imprévisible

Conjoncture logement ancien/neuf

Les marchés résidentiels pourraient encore faire preuve de résilience en 2017.

Marquée par de nombreux rebondissements sur la scène politique internationale (vote du Brexit au Royaume Uni, élection de D. Trump aux États-Unis, rejet du référendum de Mateo Renzi en Italie, putsch manqué en Turquie,…), par une amplification des tensions et des risques géopolitiques, l’année 2016 s’est soldée par un bilan économique mitigé.

Pour l’économie américaine, 2017 démarre avec une croissance à 3%. Confortée par des perspectives économiques favorables et une situation de plein-emploi, le Comité de  politique monétaire de la Réserve fédérale a de nouveau relevé d’un quart de point ses taux directeurs en mars (0,75 % à 1,0%) prévoyant d’ores et déjà deux nouvelles hausses d’ici la fin de l’année. Dans le reste du monde, le ralentissement économique de la Chine devrait se poursuivre mais avec une croissance qui tend à rester élevée, à plus de 6 %.

En Asie, en Amérique latine ou en Russie, la croissance pourrait se maintenir ou se renforcer, et le rebond organisé des prix des matières premières fin 2016 devrait continuer de bénéficier aux pays producteurs de pétrole.

En Europe, la situation est moins favorable entre croissance faible (+1,7% en 2016) qui nécessite à minima d’être confirmée en 2017, et incertitudes politiques et financières (France, Allemagne, Italie, Grèce, Brexit…) qui pèsent sur la confiance des investisseurs.

En France, le taux de croissance du PIB s’est établi à 1,1 %pour 2016, en retrait de 0,2 point de base par rapport aux prévisions. Les premières estimations pour le 1er trimestre 2017 sont à une progression faible, de 0,3 % du PIB. Le début de l’année se caractérise par une confiance des ménages qui se maintient à son niveau de long terme, un climat des affaires qui reste aussi au-dessus de la normale, un taux de chômage qui s’établit à 10,0 % de la population active avec une légère baisse au 4e trimestre 2016 (-0,1 point), une augmentation de l’emploi soutenu par l’intérim, et une consommation des ménages en hausse de 1,4 % en glissement annuel à fin janvier 2017.
Après un bilan 2016 très positif en immobilier résidentiel, les perspectives restent favorables sur le début 2017 : la demande de logement soutient l’activité et la tendance haussière des prix moyens des logements, anciens comme neufs, est loin de constituer un frein aux marchés qui, pour les plus dynamiques, profitent au contraire d’un retour de l’offre dans l’ancien et d’un renouvellement dans le neuf. Les conditions de crédit, malgré une légère remontée des taux, soutiennent toujours la demande, rassurée également par le prolongement en 2017 des mesures de soutien du Gouvernement au secteur du logement.

Sauf événement majeur qui perturberait le contexte actuellement favorable à l’immobilier résidentiel, l’évolution des taux de crédit à l’habitat dans les prochains mois sera déterminante pour le maintien d’un niveau d’activité équivalent à celui de l’année dernière. La réaffirmation de la BCE en mars de son intention de maintenir des taux directeurs bas conforte les bonnes perspectives pour 2017 même s’il paraît probable que les niveaux de croissance des marchés de l’ancien et du neuf n’atteignent pas ceux de 2016.

Cependant, le niveau des incertitudes de l’ordre mondial augmente et le calendrier 2017 comporte des jalons majeurs en France, comme dans le reste de l’Europe. De nombreux facteurs sont susceptibles de peser sur l’activité économique, les marchés financiers, et au final de se répercuter sur l’immobilier français.

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Conjoncture logement ancien/neuf - Mars 2017