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La stratégie du Crédit Foncier

Une stratégie ambitieuse de développement, en synergie étroite avec le Groupe BPCE

La stratégie du Crédit Foncier s’articule autour de cinq axes principaux. Définie fin 2011 pour cinq ans, sa mise en œuvre a été accélérée lors de l’adoption (novembre 2013) du plan stratégique « Grandir autrement » de sa maison mère, le Groupe BPCE.

Deux raisons principales ont motivé cette accélération : le durcissement des contraintes réglementaires et un contexte économique et financier qui pousse à accélérer les cessions d’actifs.

1er axe : Une stratégie commerciale destinée à améliorer la capacité de résistance

Le premier axe stratégique repose sur le développement en France des activités cœurs au service des clients du Crédit Foncier et des clients des réseaux de banque de détail du Groupe. Cet axe s’accompagne d’un plan de développement commercial en France ambitieux organisé notamment autour :

  • de son expertise dans la distribution des prêts réglementés avec notamment le Prêt à Taux Zéro et le Prêt à l’Accession Sociale ;
  • de la construction d’une relation multicanale avec ses clients et le développement d’une plate-forme de placement Internet qui vient compléter une couverture géographique de 246 agences au total et le partenariat avec plus de 7 000 professionnels de l’immobilier (agents immobiliers, constructeurs de maisons individuelles,…) ;
  • de la création d’un leader du financement de la promotion (SOCFIM).

Les performances commerciales enregistrées en 2016 confirment la pertinence de ce premier axe et de la stratégie commerciale adoptée depuis fin 2011.

2e axe : Cession d’actifs internationaux

L’arrêt des activités internationales et la réduction de la taille du bilan sont l’objet du deuxième axe stratégique. La réduction de la taille de bilan permet en effet de diminuer l’empreinte sur le marché, de disposer ainsi d’une capacité de refinancement optimale et d’anticiper le respect de l’effet du ratio de levier (Bâle III). La gestion extinctive des activités internationales a été largement anticipée puisqu’entre fin 2011 et fin 2016, 23,6 Md€ d’actifs ont été cédés ce qui a permis de dépasser les objectifs fixés. Fin 2016, le portefeuille d’actifs internationaux ne représente que 8,2 Md€[1].

3e axe : Rechercher de nouvelles sources de refinancement

Le Crédit Foncier développe également de façon active de nouveaux modes de refinancement complémentaires aux obligations foncières (covered bonds). L’entrée en vigueur de nouvelles réglementations incite en effet les établissements bancaires à stabiliser leur taille de bilan ; si elles veulent continuer à développer leur offre de crédit (ce qui est le cas du Crédit foncier) et accompagner la demande de leurs clients emprunteurs, les banques originatrices doivent rechercher de nouvelles sources de refinancement, en particulier avec la syndication et la titrisation, cette dernière technique étant particulièrement adaptée pour des financements octroyés à des particuliers.

Cette année, le groupe Crédit Foncier a assuré son refinancement par l’émission d’obligations foncières réalisée par la Compagnie de Financement Foncier à hauteur de 5,2 Md€ (hors opérations exceptionnelles de rachat). Ainsi, fin 2016, l’encours d’obligations foncières s’élève à 67,4 Md€.

4e axe : Améliorer la capacité de résistance du Crédit Foncier

Le quatrième axe est celui de l’ajustement des coûts afin d’augmenter la capacité de résistance du Crédit Foncier et de permettre l’atteinte par ses métiers d’un niveau suffisant de rentabilité. Le plan stratégique prévoit sur sa durée une réduction de 15 % des frais de gestion (soit 90 M€ d’économie).

Cet objectif a été dépassé puisque la réduction (hors FRU) à fin 2016 est de 21 % (soit 133 M€) par rapport à la référence 2011 :

  • des économies en matière de frais de personnel, essentiellement centrées sur un plan de gestion prévisionnelle des départs en retraite qui a obtenu un très fort taux d’adhésion (95 %). Entre 2012 et 2016 les effectifs ont baissé de 23 % soit près de deux fois l’objectif fixé en 2011 (12 %) ;
  • des économies sur le système informatique du Crédit Foncier qui a basculé avec succès sur celui des Caisses d’Épargne mi-novembre 2015. Cette bascule, qui contribue de façon significative à la réduction des frais de gestion, était une étape essentielle. Ce chantier informatique représente, en effet, environ la moitié du programme d’économies du Crédit Foncier. En cinq ans (2012 à 2016), les coûts informatiques ont déjà diminué de 34 % ;
  • des économies en matière de charges immobilières.

5e axe : Renforcer les synergies avec le Groupe BPCE

Le cinquième et dernier axe repose dans le développement des synergies avec le Groupe BPCE. Le Crédit Foncier apporte au groupe sa place de spécialiste en France de l’accession sociale à la propriété ainsi qu’un accès performant à une ressource de marché à moyen/long terme auprès d’une base d’investisseurs très diversifiée.

L’appartenance au Groupe BPCE est une opportunité pour développer les métiers du Crédit Foncier et mobiliser ses expertises sous plusieurs formes :

  • la Compagnie de Financement Foncier, société de crédit foncier, filiale à 100 % du Crédit Foncier, est mise à la disposition de l’ensemble des banques du Groupe BPCE (Caisses d’Epargne, Banques Populaires, Natixis) pour leur permettre, grâce à la qualité de sa signature sur les marchés, de refinancer dans les meilleures conditions possibles leurs emplois longs éligibles. À terme, près de 50 % de l’activité de la Compagnie de Financement Foncier sera dédiée au refinancement des entités du Groupe autres que le Crédit Foncier ;
  • la production de crédits immobiliers aux particuliers réalisés avec des clients des réseaux Caisses d’Epargne et Banques Populaires : le Crédit Foncier offre une alternative aux évolutions structurelles auxquelles sont confrontées les banques de détail du groupe. Les évolutions réglementaires (Bâle III) et la pression des ratios vont en effet inciter les banques de réseaux à diminuer dans leur bilan la part des crédits aux durées longues ;
  • dans les métiers de financement des collectivités locales et du logement social, des synergies sont développées notamment en partenariat avec les banques régionales. Ces synergies peuvent allier la dimension régionale des banques de détail du Groupe et notamment l’expertise développée par le Crédit Foncier en matière de syndication ;
  • des synergies sont également développées entre les réseaux de banque de détail du groupe et les filiales Crédit Foncier Immobilier et SOCFIM, que ce soit dans les services immobiliers, s’agissant en particulier de l’offre d’expertise et de conseils, des métiers de commercialisation ou de la valorisation de l’actif immobilier des différentes entités du Groupe BPCE, ou aussi dans le financement de la promotion immobilière.
[1] Encours en valeur nominale convertie à la parité d’origine.